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(voir les groupes sanguins en bas de page)

Le don du sang est essentiel : c'est un geste vital et nécessaire.

Les accidentés de la route, les patients souffrant de maladies graves (leucémies, cancers), les hémophiles, les nourrissons qui naissent avec un sang incompatible... sont directement concernés par le don du sang et souvent, leur vie en dépend.

A titre d'exemple, un accidenté de la route peut avoir besoin du sang de 10, 20, 30 personnes pour s'en sortir.

C'est parce que le sang ne peut pas être "fabriqué" artificiellement qu'il est irremplaçable.

Donner son sang est un geste généreux qui ne peut se faire qu'avant d'avoir soi-même un jour (qui sait ?) besoin de sang : si un jour vous êtes (ou vous avez été) transfusé avec le sang de quelqu'un d'autre), la législation française prévoit que vous ne puissiez plus donner votre sang, même si vous êtes en pleine santé.

Je sais, c'est râlant, mais vous n'y êtes pour rien, alors n'allez pas imaginer que tout d'un coup votre sang n'est plus bon. C'est une mesure de précaution par rapport à des maladies qu'on ne connaîtrait pas encore. Mais aussi, parce qu'on a étudié le fait que certains éléments, pas bien méchants au départ, pourraient devenir de plus en plus virulents en passant d'une personne à l'autre. On préfère donc casser la chaîne de transmission dès le premier maillon.

Les besoins

Chaque jour, 8800 dons de sang sont nécessaires en France

La France est autosuffisante. Malgré cela, il y a des régions où la pénurie est quasi constante : l'Ile de France, le Grand Sud.

En France, chaque année, trois millions de dons de sang sont nécessaires pour assurer la survie des malades et blessés auxquels il manque un composant sanguin.

La moyenne française de dons par rapport à la population est d'environ 4 %. Certaines régions font beaucoup mieux. D'autres moins bien. Par exemple, en Ile de France, ce chiffre est de 1,2%. Pas terrible ! Nos amis de province doivent aider !

Donner une fois c'est déjà beaucoup, mais cela ne suffit pas: le sang ne peut être conservé longtemps. Il est donc capital de rallier de nouveaux volontaires à la fois plus réguliers et plus nombreux.

Le sang sauve des vies

Aujourd'hui encore, le don du sang permet à la médecine moderne de soigner et sauver de nombreuses vies humaines.

Chaque année en France, environ 400 000 à 500 000 patients sont traités
grâce à la solidarité de plus de 1,6 millions de donneurs.

QU'EST-CE-QUE LE SANG ?

Il est composé à 55% d'un liquide, le plasma, dans lequel flottent des cellules diverses : - les globules rouges transportent l'oxygène des poumons aux tissus et captent le gaz carbonique qui est éliminé ensuite par les voies respiratoires, - les globules blancs défendent l'organisme contre les agressions des microbes, bactéries et virus. - les plaquettes empêchent le saignement en colmatant les lésions des vaisseaux. -

Le plasma contient des protéines diverses dont les immunoglobulines, l'albumine, les fractions coagulantes, Leur déficit entraîne une diminution des défenses immunitaires de l'organisme (immunoglobulines), une incapacité à retenir l'eau dans les vaisseaux (albumine) ou des anomalies de la coagulation sanguine (fractions coagulantes).

Le don du sang constitue la seule chance de soins des patients qui souffrent d'un déficit en composants sanguins consécutif à une maladie ou un accident, et dont l'issue peut être fatale, si un traitement substitutif n'est pas prodigué. - Un déficit en globules rouges conduit à l'arrêt cardio-respiratoire. -Un déficit en globules blancs conduit à des infections graves. -Une déficit en plaquettes conduit à des hémorragies difficilement jugulables. -Les protéines plasmatiques sont, elles aussi, indispensables à la vie.

LE SANG ARTIFICIEL EXISTE-T-IL?

Le sang a des constituants et des fonctions très complexes dont la plupart sont, à ce jour, irremplaçables. Néanmoins, la mise au point de procédés biotechnologiques permet la préparation de certains produits substitutifs spécifiques d'origine non-humaine tel que le "facteur VIII recombinant"pour traiter certains troubles de la coagulation. Mais plusieurs constituants, en particuliers cellulaires ne semblent pas concernés, même à long terme, par de telles préparations. Certes des transporteurs d'oxygène ont pu être mis au point, mais ils ne suffisent pas à remplacer les globules rouges dont les fonctions sont bien plus complexes et ne répondent qu'à des indications limitées.

LES GROUPES SANGUINS

Ce sont surtout les globules rouges qui en portent les marqueurs. Ceux-ci ont été classés selon différents systèmes dont les plus connus sont A-B-0 et Rhésus (appelé D au niveau international ). Dans la population française ils se répartissent selon le tableau suivant :

O Rh+ 35,7%, O Rh- 6,3%

A Rh+ 37,4%, A Rh- 6,6%

B Rh+ 8,5%, B Rh- 1,5%,

AB Rh+ 3,4%, AB Rh- 0,6%

Le groupe O Rh- est dit "Donneur universel", c'est à dire qu'il peut être donné à presque tout le monde sans entraîner d'accidents immunologiques majeurs. A ce titre, il est très recherché.

Il existe d'autres systèmes classant les groupes sanguins, de façon assez complexe. Ils sont le plus souvent signalés sur les cartes de groupe sanguins ou les cartes de donneurs de sang.(Systèmes Kell, Duffy, Kidd...)

Personnellement, je suis du groupe A+, tout ce qu'il y a de plus banal, mais ce n'est pas une raison de ne pas donner car c'est aussi le sang de beaucoup de malades.

QU'EST-CE QUE LA TRANSFUSION SANGUINE ?

Elle consiste à apporter sélectivement au patient, le constituant du sang qui lui manque, en évitant toute contamination virale, bactérienne ou parasitaire. Le respect absolu des règles de compatibilité entre donneur et receveur s'impose afin d'éviter les accidents immunologiques graves.