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Cettre rubrique vous est ouverte : envoyez vos histoires par e-mail, et je les mettrai sur le site. Histoires drôles, histoires tristes, histoires vraies.... Racontez, Témoignez... Caroline, le18/03/08: la 1ère fois que j'ai donné mon sang, c'était le jour de mes 18 ans, le 23 décembre 1996... c'était une tradition dans la famille, ou mon père, ma mère, mes deux soeurs et mon beau-frère donnaient leur sang... Malheureusemnt un certain 30 novembre 2002, j'ai croisé le chemin de l'un de ces fous du volant (je veux dire ceux qui conduisent sans permis, sans assurances et sans faire attention) à Pontault Combault, il me conduisit tout droit dans un grand centre parisien après 2 heures de désincarcération. De multiples fractures dont certaines ouvertes (radius, fémur, mâchoire, cheville, ...) une langue déchirée, un traumatisme crânien,, des hématomes, etc... et de ce fait la nécéssité d'une transfusion. 2 poches de globules rouges, 2 poches de plasma... Quand je me suis rendue de nombreux mois plus tard pour donner mon sang, j'ai pleuré, beaucoup pleuré... Je n'avais plus le droit de le donner compte tenu de ma transfusion. Je suis bien heureuse d'avoir fait ce geste pendant presque 6 ans malgré tout. J'ai peut-être sauvé des vies... et quelqu'un a sauvé la mienne. Alors vous qui êtes en bonne santé, faites ce geste, donnez votre sang c'est ESSENTIEL. Demain c'est peut être vous, vos parents, vos enfants, vos frères et soeurs qui aurez besoin de cet or rouge. C...le 8/03/08: Je donne mon sang depuis environ 10 ans mais malheureusement pas régulierement car je prend pas assez de temps, mais j'essaye de le faire quand meme 1 fois par an. Tous ca pour dire qu'il y a 6 ans et demi j'ai eu un petit garcon prématuré et qu'au bout de 10 jours il n'arrivait pas à fabriquer assez de globules rouges et donc ne respirait pas corectement et il a du etre transfuser. J'aimerai que les gens pensent qu'un jour c'est peut etre eux ou quelqu'un de leurs familles qui en auront besoin et qu'ils seront bien content d'avoir du sang pour les soigner. Nadine, le 14/02/08: je donne mon sang depuis 18 ans et je trouve bien dommage que l'on ne parle pas plus du don de plasma et de plaquettes qui sont bien évidemment aussi important que le sang .Dans l'amicale de donneurs dont je fais partie il n'y a pas assez d'informations données aux donneurs et je trouve cela bien dommage .Je suis moi même donneur de plasma,pour les plaquettes c'est éffectivement un peu plus délicat car il faut tout d'abord avoir assez de plaquettes pour soit avent de pouvoir en donner aux autres et de plus je ne suis pas résistante car au sixième tour de la machine je suis tombé dans les pommes...Donc je me contente de donner du plasma.Je vous conseille a vous donneurs de sang s'essayer au moins une fois,c'est tellement important. Daniel, le 09/12/07: Voici une dizaine d'années, je rentrais de plusieurs jours de randonnée en Alsace et, en traversant un village, je vois qu'une collecte de sang se faisait jusqu'à telle heure : il ne restait que qq minutes. Je tente ma chance en plaisantant sur mon beau sang vermeil bien oxygéné. Le don peut se faire mais, me dit-on, pas de collation car tout est rangé mais peut-être vous reste-t-il qq chose dans votre sac ? Alors, qq un intervient : "Je suis le maire, ce midi nous fêtions un départ en retraite et je ça m'étonnerait que tout ait disparu..." Quelle collation ! Foie-gras, Gewurtz Vendanges Tardives, Kouklof au lard et autres merveilles de cette belle région ! Oui, il y a des jours où la vie vous rend votre sourire ! Bernard, le 07/12/07 : Pendant 31 ans, de 1971 a 1994, j'ai donné du sang à raison de 5 à 6 fois / an; ensuite, de 1995 à 1997, j'ai donné du plasma à raison de 6 à 7 fois / an; enfin, de 1998 à 2002, j'ai donné des plaquettes à raison de 4 à 5 fois / an. Malheureusement, en 2002, j'ai été atteind d'un adénocarcinome du grèle avec métastases hépatiques. Depuis il m'est interdit de faire un don quelconque et c'est normal mais, pour moi qui était un donneur régulier, être marginalisé, c'est difficile. Je me console car j'ai réussi a prendre le pas sur mon cancer et je suis, 5 ans après, en rémission totale. Je suis prêt à témoigner, si cela est nécessaire, de l'intérêt du don de soi au travers des dons de sang, plasma et plaquettes. Ces 31 ans de dons ont été pour moi essentiels. En donnant un peu de moi même, j'ai aidé certaines personnes à faire face à leur maladie et même à la surmonter. Par ce geste, ma vie prend tout sons sens. Il est nécessaire et vital que de plus en plus de personnes se sentent concernées par le don de sang. Odile, le 11/09/07 : En Février 2006, les médecins ont diagnostiqué un ostéosarcome (cancer du fémur) chez ma dernière fille âgée de 10 ans et demi. Tout s'est enchainé très vite. Chimio à l'hôpital d'Oscar Lambret, intervention pour lui mettre une prothèse. (plusieurs transfusions sanguines et de plaquettes). Maintenant, ma fille est en rééducation. Je me suis aperçue qu'un enfant ou même un adulte était atteint d'un cancer, il avait besoin de transfusions sanguines et de plaquettes. Je ne le savais pas. C'est pourquoi, je voulais "raconter" mon histoire afin de mobiliser encore plus de personnes sur le don du sang. Tout le monde n'a pas internet qui explique pourquoi vous donnez votre sang. Pour moi, c'était seulement pour les personnes accidentées par exemple. J'ai une amie qui donne son sang régulièrement, et grâce à ce geste, on a pu déceler à temps un cancer de la moelle osseuse. En ce qui me concerne, je ne peux pas donner mon sang, car j'ai été transfusée après l'accouchement de ma première fille en 1991. Je suis prête à témoigner par n'importe quel moyen qu'il est vital que tout le monde donne son sang Julie, le 27/07/07 : J'ai toujours eu une appréhension pour les prises de sang, avec des vertiges en laboratoire presque chaque fois même pour un prélèvement minime. Du coup, je m'étais convaincue que je ne pouvais pas donner mon sang (peut-être que ça m'arrangeait un peu car c'était une chose qui m'impressionnait...). Puis un jour, j'ai essayé quand même. On m'a complètement allongée, j'ai pris mon temps pour me relever ensuite, et tout s'est parfaitement bien passé. En rentrant chez moi, j'étais remplie d'une allégresse incroyable. Depuis, je donne autant que je le peux, c'est simplissime, mais je regrette toutes ces années perdues car j'ai déjà 45 ans. Du coup j'essaie de me rattraper et la semaine prochaine, j'ai pris un RDV pour mon premier don de plaquettes. Roxane, le 19/05/07 : j'ai 12 ans, je suis encore trop jeune pour donner mon sang, je suis trés déçu. Parce que quand ma maman avais 19 ans, (en 1982), elle a eu un trés gros accident de voiture. Elle à était dans le coma pendant 1 mois ou 2. Elle a du avoir besoin de beaucoup dons de sang!! Elle a donc une trés grosse cicatrisse sur le genous gauche et une sur le crânne (mais on la voit pas trop grace à ses cheveux. Ca me fait un peu peur. Peut être que si il n'y avait pas eu de donneur compatible, elle n'aurait pas survecu. Et moi et ma soeur nous serons peut être jamais née. Donc c'est pour ça que moi quand je serais majeur je ferais des dons de sang. Car à l'école on nous apprend déjà qu'il faut être solidaire que quand on aura 18 ans ça serait une bonne idée pour les gens en demande. Et en plus avec l'histoire de ma maman, ca m'encourage plus. Tout cela pour vous dire que donnez votre sang ca peut aider des personnes en difficulté et peut être même sauver des vies. Barb..., le 05/05/07 : le 14 mai 2006 je perdai mon fils lors de l'acouchement je fis par la suite une CIVD j'ai donc (entre autre) eté transfusé : plaquettes plasma frais fibrilogne et culoglobulaire et je souhaite par votre biais dire un grand merci a toutes celles et ceux qui donne "un peu de sois" pour permettre a d'autre de pouvoir échapé a la mort Ludovic, le 04/05/07: un matin où je me levais pour allez travailler , il faisait beau , la joie au coeur. Un coup de téléphone et tout s'éfondre . Mon meilleur ami a eu un grave accident a cause d'un homme ivre qui avait pris sa voiture. Emporter à l'hôpital , il est tombé dans le coma pendant 8 jours depuis dès que je le peux je ne rate pas une occasion de donné mon sang . Donnez votre sang ,c'est précieux L..., le 23/03/07 : je travaille en oncologie (cancer), je sais à quel point les patients chimiothérapés ont besoin de sang, de plaquettes. Les patients atteints de cancers sont très souvent transfusés et sans ces dons, ils ne survivraient pas. Il faut vraiement donné, c'est très important. evidement, je suis donneuse JL, le 27/02/07 : Je voudrais faire savoir que le don du sang m'a sauvé la vie . En effet le 11 décembre 2006, jour de mon anniversaire, j'ai donné mon sang , suite aux diverses analyses, l'EFS de Besancon m'a détecté une leucémie myéloide chronique en phase 1. Caroline, le 14/02/07 : je suis donneuse régulière depuis que je suis majeure. Mon père donne aussi un peu de soi régulièrement. C'était donc pour moi quelque chose de tout naturel! Ma grand-mère est décédée quand j'avais 11 ans d'un cancer. Elle avait toujours des poches de sang qu'on lui injectait sous perfusion. Etant alors enfant, j'ai été très marquée par cette image. C'est donc comme ça que j'en suis venue à aller dans un centre de transfusion! J'y suis toujours très bien reçue. Alors surtout n'hésitez pas! Cathy, le 27/07/06 : je voulais vous parler de ma meilleure amie Patricia, elle a eu une leucémie. il ni a pas lomptemps j'ai appris qu'elle avais rechutée suite a une grosse fatigue et a eu un infarctus maintenant elle et ds le coma depuis kelke jours(c'est le docteur qui lui a mi car elle avais du mal a respirer.) on ne sais pas si elle va sen sortir Tout ça pour vous dire kelle me manque ! Et que je souhaite de tout coeur kelle nous revienne en bonne santé tout le monde pense a toi ! PATRICIA ON TAIME ! Marguerite, le 07/06/06 : ma sœur est handicapée, je l'aime et je comprends pourquoi il faut donner son sang Virginie, le 26/05/06 : Un accouchement....un acte banal pense la majorité des gens, sans danger pour la mère de nos jours. Je donne la vie à mon fils mais tout de suite après, rien ne va plus, le médecin panique, une complication, puis une hémorragie brutale et massive, je dois aller en salle d'opération de toute urgence, mon taux d'hémoglobine est alors de 1.9g/dl (les valeurs normales s'échelonnent entre 14 et 16 g/dl). J'ai été transfusée de 10 culots de sang et 2 plasma, c'était il y a 6 mois. Mon fils, grâce aux anonymes qui chaque jour donnent leur sang, à la chance d'avoir une maman. Merci de tout coeur Bouladinette, le 25/04/06 : A trois ans j'ai eu une leucémie, j'en suis sortie à 6ans (et oui, c'est long trois ans à l'hopital!!)après de la chimio(-thérapie).Alors bon moi je voulais juste remercier toutes les personnes qui donnent parce que c'est sympa!! Merci de m'avoir sauvé la vie!!!Et celle de tous les autres!! Aujourd'hui j'ai 14ans et je vie pleinement la vie!! Bisous à tous! Désolé moi je ne peux pas mettre mes témoignages de dons, car je ne peux pas en faire!! Delphine, le 03/03/06 : Un bébé de 4 mois à peine...un cancer...C'était en juillet, le soleil et l'insouciance...le monde qui bascule, le noir, le froid, la solitude, la mort qui vous frôle...Il est si petit, si fragile, si...bébé...Mais la folie est là...où sommes nous???????? les traitements, l'espoir, les contrôles, la peur... Alors je voudrai pouvoir vous dire MERCI. Oui vous tous les donneurs de sang, vous les anonymes si souvent dans l'ombre, vous qui avez aidé mon bébé durant des mois...combien de transfusions de plaquettes et d'hémoglobline??? Des dizaines de fois...Toujours ce même scénario, le résultat de l'analyse de sang tombe..une nouvelle nécessité de transfusion...22h chemin de l'hopital...Une nouvelle piqure, un petit sac orangé ou rouge... une tubulure qui se remplie et redonne la vie... Votre prélèvement a eu lieu il y a 2 ou 3 jours et votre vie coule maintenant dans celle de mon bébé...merci... Je ne peux donner mon sang...spasmophilie...alors pour mon bébé vous avez été là, vous nous avez aidé à le sauver des conséquences de sa chimiothérapie...Poison, mais seul remède... Il a aujourd'hui 13 mois et pour le moment si il va bien, c'est aussi grâce à vous... Merci à vous et continuez, ne nous lachez pas...S'il vous plait..." Cathy, le 02/03/06 : jai 29ans et 2 enfants de 9 et 3a.Il y a quelque mois ma fille de 9a.ma demander de venir voir comment se passe un don de sang J'ai donc demander aux personnes si c'était possible . ils mon dit que oui . elle a pu poser plein de questions et maintenant chaque fois que je fais un don elle demande souvent de venir avec moi. de ma part je pense que cela peut etre instructif et peut etre un jour elle donnera aussi son sang et n'aura pas peur car elle saura comment cela se passe. Jean, le 13/12/05: j'ai commencé à donner mon sang vers mes 22 ans après le service militaire.Je travaillais dans les mines de potasse en Alsace.Le jour ou le camion de transfusion arrivait sur le carreau de la mine, tout les donneurs du fond de la mine,dont j'en faisais parti,remontaient pour donner leur sang.J'en donnais quatre fois par an et cela pendant au moins 20ans.Ensuite j'ai appris que l'on pouvait donner du plasma au centre de transfusion de Mulhouse.Et là j'en ai donner tout le temps.Jai maintenant 62ans et pendant tous les dons que j'ai fais je n'ai jamais eu de problèmes de santé.Mais tout à une fin,car j'ai du arrèté parce que j'ai eu des soucis d'artères.J'ai l'artère fémorale qui est bouchée à45%et je l'ai dit au medecin du centre qui m'a conseillé d'arrèter à donner du sang.Mais je crois qu'après avoir donner 250 dons je peux me reposer, mais je continues à oeuvrer dans l'amicale des donneurs de sang de mon village. Valye, le 13/11/05: A l'age de 18 ans, je suis partie la première fois en vacances sans mes parents, uniquement avec mon frère... nous étions à Fréjus, en camping... et mes parents n'étaient pas très loin et venaient nous voir tous les vendredis, histoire de nous donner de l'argent pour faire nos courses pour nous apprendre à gérer un budget... A cette époque, nous avions 300 francs par semaine pour nous deux... Je devais faire à manger tous les jours, et mon frère me réclamait sans cesse de l'argent pour pourvoir sortir le soir en discothèque... et la deuxième semaine, à ma grande surprise, il ne restait plus rien dans la caisse alors que nous étions que le mercredi, et j'avais faim, et dans le porte monnaie, il ne restait presque plus rien... 50 centimes... alors, furieuse, je suis allée en ville pour téléphoner à mes parents pour leur parler de ma révolte... et en chemin, j'ai vu sur la plage, des infirmiers qui parlaient de la transfusion sanguine alors, j'ai écouté, en plus à l'appui, il y avait un pain bagnat et du jus de fruits à volonté, donc en écoutant mon ventre qui criait famine, je me suis rendu au don pour avoir ce bon repas, et depuis les années ont passées, j'ai maintenant, 41 ans et je ne rate aucun don, et je pense souvent à ce souvenir qui me fait sourire maintenant.... Joëlle, le 29/04/05 : j'ai appris le 26 mars, que mon frère Louis souffrait d'une leucémie lymphoide chronique. Je ne vous cache pas que depuis ce jour tout s'est éffondré en moi et autour de moi. Car je n'ai jamais imaginé que cela arriveraità un membre de ma famille. Bien sur cela me touchait déjà quand je voyais le télévie et tous ces gens qui étaient atteints de cette maladie. Mais il est vrai que c'est bien quand vous avez un membre de votre famille qui est touché que là vous vous rendez compte que cette maladie peut toucher tout le monde, et ceci dit à n'importe quel moment de votre vie. Je n'ai jamais pensé que l'on était fait autrement que les autres. Mais je n'ai jamais au grand jamais pensé que cette maladie toucherait un membre de la famille. Et c'est bien quand vous êtes dans ce cas que vous voyez ce que peut souffrir la personne touchée. Depuis ce jour, je fais régulièrement des dons de sang et de plasma. Et vous pouvez me croire vous ne sentez rien. Et puis même si vous redoutez les piqûres dites vous bien une chose, pensez ne serait-ce qu'une fois à toutes ces personnes qui eux souffrent de cette maladie, ils étaient comme vous et moi, juste avant d'apprendre qu'ils étaient atteint de la leucémie. Alors qu'est ce que c'est qu'une piqûre par rapport à toutes ces personnes qui souffrent et qui eux doivent vivre avec cette maladie. Tout ça pour vous dire, pensez que vous n'êtes pas fait autrement que les autres, cette maladie ou d'autres peut vous toucher vous aussi. Et n'attendez pas vous d'être atteint et d'en avoir besoin pour donner. Donner cela fait rudement plaisir de savoir que l'on peut aider les autres. Et n'oubliez jamais que vous pourriez vous aussi un jour avoir besoin des autres personnes. Merci d'avance. Caroline, le 21/02/05 : Aujourd'hui pour la 1re fois j'ai donné. J'tais motivée, moi qui aie peur de la piqure.... Grâce la fille d'une amie, atteinte de leucémie alors qu'elle n'a même pas 1an, cette nouvelle étant tombée il y a 2 semaines, comprenez bien ma motivation lorsque j'ai appris qu'au lycée une collecte était organisée (au passage beaucoup de donneurs(ses), nous sommes donc des lycéens généreux !! ). Je suis arrivée dans la salle où avait lieu les dons. Il fallait remplir un questionnaire et s'enregistrer . Finalement j'ai eu mal 2secondes donc stress pour rien mais durant le pompage j'ai failli m'évanouir 2 fois et j'ai rien dis... Sauf que quand l'infirmière m'a retiré l'aiguille elle a vu que ça n'allait pas et m'a vite ammené un jus de fruits : "reposez vous,." En plus il y a plusieurs filles qui sont tombées dans les pommes, dont une qui venait de faire le don n'a pas mangé et s'est mis à fumer... Donc forcément !! Enfin aujourd'hui après mon 1er don je sais que c'est pour la bonne cause et je suis très motivée pour donner de nouveau... A dans 4mois pour le prochain épisode !!! Latthida, le 19/08/04 : J'ai donné mon sang pour la première fois au cours de la collecte annuelle qui avait lieu dans mon lycée. j'avais attendu ce jour depuis quelques années déjà. Ce jour-là, c'était un grand enthousiasme qui m'animait malgré une légère peur mais au fond de moi, en aucun cas je ne voulais me laisser summerger par cette crainte (piqûre et tout le tralala): je voulais juste pouvoir donner. Rien que l'idée de l'acte me réjouissait. "Tu as l'opportunité de donner, fais le", je n'arrêtais pas de me dire. J'allais donc au lycée d'un pas décidé. Durant la journée, il y avait un homme qui passait dans les classes afin de pouvoir informer les élèves et bien sûr, essayer d'en motiver certains. Mais ... quelque peu avant son arrivée, une fille de ma classe m'a appelée et m'a dit " Heu... je sais pas si tu vas pouvoir donner. J'a entendu dire qu'il fallait faire plus de 50 kilos". Alors là, il est clair qu'elle venait de casser pendant un lapse de temps tout mes espoirs (disons que c'est quelque chose qui me tient à coeur). Il est vrai, on me dit de nature menue: je fais 1m60 pour 47 kilos. Mais j'étais déterminée. Tout s'est bien passé hormis un petit épisode dont je me souviendrai. Pendant que je voyais mon sang qui quittait ma veine (au revoir lol), l'infirmière qui venait de me piquer le regardait (mon sang) d'un air que je qualifierai vraiment bizarre. On aurait dit qu'elle le méprisait ou qu'elle se questionnait beaucoup :/. Alors elle lança à sa collègue: "Tu trouvas pas qu'il a une couleur étrange son sang?" "Ah bon pourquoi?" " Non je sais pas je te fais juste la remarque" ... (et moi qui me posais encore plus de question: j'ai du sang extra-terrestre c'est ça vous voulez pas me le dire!). Je lui demandais donc au passage: " Il y a un problème avec mon sang?" "Non mais je le trouve clair c'est tout". Je ne savais vraiment pas où donner de la tête. Est ce que mon sang était bon? On me jugeait plutôt en "bon ordre"... alors est ce que je pouvais être malade sans le savoir? Je tournais la tête et vis un monsieur à mon chevet (sûrement un autre médecin). De nature peu bavarde, je me disais " Que me veut-il? Que me veulent-ils tous?" (rires). "Alors ça va bien mademoiselle?" Oui sauf qu'on m'a dit que mon sang avait peut-être une couleur étrange." "Ah mais non, votre sang est bien rouge, cela veut dire qu'il est bien oxygéné" " Ah oui? (pleine de joie)". Bon en gros, j'étais bien contente de mon sang rouge écarlate à côté de celui rouge sombre mais c'est un sentiment personnel que je ne saurai définir (rires). Par contre, après le don, on nous avait bien dit de ne pas nous redresser trop vite, d'attendre etc... mais je n'ai pas senti de gêne particulière. J'ai bu un petit café, et suis repartie. Bon... je l'avoue (rires) j'ai ptet eu... un petit coup de fatigue tard dans la soirée. (en fait, je suis sûre que c'était le sommeil plus qu'autre chose héhé) Maintenant, après cela, la seule chose que je pourrai dire est que je me demande souvent pourquoi on n'hésite à donner son sang. Je pense que les gens n'arrivent pas à se projeter hors de leur vie quotidienne. Peut-être n'imaginent-ils pas qu'il y a en un jour beaucoup de personnes qui en ont besoin? Ou d'autres qui ne donnent pas juste pour une petite crainte d'une petite piqûre? Préfèreraient-ils se faire tomber une armoire sur le pied que de ressentir cette piqûre semblable à .... rien du tout? Je pense juste qu'il ne faut pas se prendre la tête à se demander si on le donne ou on ne le donne pas: c'est un act qui devrait juste tout bonnement être naturel mais ... trop peu de gens le font. Craquinette, le 21/06/04 : " Moi j'ai toujours voulu donner mon sang. J'ai 27 ans. La première fois que j'y suis allée, je n'ai pas été retenue car j'étais enrhumée, la seconde aussi. Bref, à la troisième, je suis carrément allée au centre de transfusion sanguine. Il faisait très chaud cette année là, je n'appréhendais pas plus que ça... une fois le don fini, je me suis sentie mal, c'était la première fois que ça m'arrivait, ça m'a un peu marqué. Dernièrement, j'ai voulu renouveler l'expérience sur mon village. J'y travaille, l'équipe de don du sang était venu à ma demande, bref, je me sentais responsable. Stressée de nature, je le reconnais, je crois que j'ai gardé cette appréhension de la première fois. A la fin du prélèvement, je me suis sentie pale, une femme en face de moi à commencé à se décomposer en me disant "mon dieu vous êtes pale, ça va pas ?!". Rien qu'à sa réaction ça m'a fait flipper, et non, ça n'allait pas là. L'infirmière s'affole, me mets le pieds en l'air la tête en bas, ça n'a fait qu'accentuer mon stress. Je ne me suis jamais trouvée mal pour une prise de sang, mais c'est vrai que mon mari tombe dans les pommes systèmatiquement. Ca m'a pas mal impressionné. Nous rencontrons de graves problèmes pour avoir un bébé et sommes confrontés à la stérilité. Un don de gamètes nous permettra d'être parents. Afin de faire une analyse génétique mon médecin m'envoi au centre de transfusion sanguine. L'endroit familier associé à mon angoisse de me trouver mal.... le médecin hésite, me place un garrot (debout) pour vérifier quel bras utiliser, réfléchis, hésite, me dis de m'installer, semble hésitante. Moi stressée, pas à l'aise... elle place l'aiguille, puis se tourne pour attraper la fiole. Par réflexe je tourne la tête et je vois une première fois l'aiguille. La seconde fois idem, je vois l'aiguille, j'essaye de prendre sur moi;, mais elle me dit inquiète "ouh là ça va pas du tout,,, hein ça va pas ???" bien sur son insistance m'aide pas à surmonter le stress. Elle sort appelle ses collègues qui défilent dans la pièce pour me voir. Sincèrement, si personne ne faisait attention, j'aurais réussi à prendre un peu sur moi, mais me sentir observée et au centre de l'attention, ça aide pas, au contraire. Du coup maintenant j'ai la hantise de tomber dans les pommes lorsque je ferais une prise de sang alors qu'avant ça ne me le faisait pas. Je voulais dire qu'en dépit du fait que je sois impressionnée par les aiguilles depuis cette expérience, je pense quand même qu'il faut donner son sang, il faut donner tout court. C'est important et il ne faut pas attendre d'être confronté au problème pour en avoir conscience. Il y a un an, j'ai du me prononcer sur le don d'organes d'un membre proche de ma famille décédée dans un accident. Maintenant stériles, un don de gamètes nous donnera la possibilité d'être parents. Lorsque nous le serons (car il faut avoir au moins eu un enfant), je pense faire en retour un don d'ovocytes pour donner à un couple la même chance que la notre d'être parents. Si on peut il faut le faire , il faut parler du don sous toutes ses formes, c'est important, ça sauve des vies ou ça redonne le sourire et un sens à la vie. Croc Blanc, le 21/02/04 : "J'attendais impatiemment d'avoir dix huit ans pour donner mon sang. Les piqûres m'ont jamais fait peur, les prises de sang m'amusaient plutôt! Finalement j'ai du attendre six mois aprés mes dix huit ans parce que j'avais fait un piercing. Je vais à l'EFS d'une grande ville du Sud, juste à côté de la Fac, tout ravi de pouvoir enfin commencer ce geste que j'avais prévu de renouveller régulièrement. Manque de chance: plus de place! Je viens vers la Dame à l'acceuil (trés sympa!): "- Je voulais savoir par rapport à mon homosexualité... - Ha non, ce ne sera pas possible! - Pourquoi? - Je suis désolée, je vous félicite pour votre honnêteté, je suis tout à fait d'accord avec vous lorsque vous dites que c'est absurde, mais c'est comme çà! Ecoutez mon conseil (la Dame était toujours souriante, elle s'est même levée pour aller vers nous!), vivez plainement votre homosexualité mais pour le Dong du Sang vous oubliez..." Sans commentaires, si ce n'est une grande deception! J'aurai pu mentir, le cacher, mais je n'ai pas envie de mentir pour accomplir un geste citoyen. Je ne suis pas plus "à risque" que tout le monde, pourquoi dois-je accepter cet état de fait sans rien dire? Et quand je passe devant le camion de l'EFS et que je vois: GROUPES URGENTS: ... ... et que j'en fait partie, je suis vraiment écoeuré! A quand la fin de cette mesure exclusive qui n'a plus lieu d'être????" David, le 3/01/2004 : Ma petite amie est atteinte de drépanocytose, c'est à dire que ses globules rouges ont un défaut de fabrication, et ils ont une forme de croissant. Elle a 20 ans, et sa survie, elle la doit uniquement à la générosité des donneurs de sang. Si elle reçoit du sang, elle peut respirer, sinon elle étouffe. Elle doit recevoir 1 fois par mois 2,5 litres de sang, et c'est beaucoup, nous le savons, mais c'est indispensable. Mes amis les donneurs, c'est grâce à vous que je connais l'amour, et je ne sais pas comment vous remercier. Je veux vous faire comprendre que vos dons ils servent, et ce sont des gens qui vivent grâce à vous. N'oubliez jamais que des malades en ont régulièrement besoin et que ce n'est pas seulement des accidentés qui en profitent. Votre générosité est immense et je veux vraiment vous dire merci, merci et merci encore. Vinca, le 26/12/2003 : Je donne mon sang depuis l'âge de 18 ans. Il y a 1 an 1/2, la petite soeur (qui sera nommée "S") de ma meilleure amie est tombée malade. Leucémie a 13 ans. Vie de famille complètement déboussolée, quelle épreuve pour "S" qui allait à l'origine, se faire opérer d'un ongle incarné... Ma meilleure amie a une peur panique des aiguilles. Avant de tomber dans les pommes, sa peur accentue son agressivité... Les pauvres infirmières s'en prennent plein la tête... Pourtant, elle a effectué une prise de sang pour savoir si elle était compatible avec "S", non sans mal, c'est sûr. La nouvelle était attendue comme le messie : elles étaient compatibles ! Mais rien n'était encore joué... Ma meilleure amie a donc été hospitalisée en même temps que sa soeur pour qu'on lui prélève de sa moëlle osseuse. Le plus beau dans tout ça, c'est que cette greffe a fonctionné. "S" a repris aujourd'hui une vie "presque" normale et nous en sommes tous très heureux. A la suite de ça, j'ai décidé que je ferai don de plaquettes et que je m'inscrirai donneur de moëlle osseuse pour pouvoir, moi aussi, aider à mon tour. Je tiens à rendre hommage à ma meilleure amie, sa soeur et toute sa famille pour avoir su affronter cette épreuve en restant plus que jamais unis.. Benni, le 31/10/2003 : Tout commença avec l'annonce du passage du camion dans notre lycée, ayant une peur bleue des aiguilles (allez savoir pourquoi) je m'étais mis en tête de faire un don car ayant la chance (ou le malheur c'est selon) d'être A- je me sentais minable si je ne faisais rien. Ainsi avec un pote pour se motiver (ouais c'est mental) on se disait "On le fait pour les motards". Le jour J arrive et j'ai pas arrêté de penser la nuit durant 4 jours "à la sensation" de sentir une aiguille me pénétrer, et ça me rendait quand même malade... Le jour arrive, on se présente à l'infirmerie : on est allongé, la radio diffuse une chanson de Goldman pour calmer l'ambiance,l'infirmière prépare le matériel et pique... La sensation ? Rien, j'ai rien sentie, même pas une piqure de moustique... On me demande de serrer mon poing puis de l'ouvrir pour que la poche ce remplisse, et c'est avec succès que je remplie ma poche. Attendez le meilleur arrive... Après le don on nous invite à prendre une bonne collation, la pièce est petite, on est une dizaine dedans et il fait chaud, je supporte pas la chaleur après une prise de sang ou là un don, il me faut de l'air. Je demande à ouvrir une fenêtre, l'air arrive et je commence à me sentir mieux, pendant ce temps une fille se vante d'être tombé dans les pommes pendant le don "Chouette alors", j'attaque mon jus d'orange avec ferveur quand la fille en face de moi me demande de fermer la fenêtre, bon ok dommage pour moi. Et là ça commence, la chaleur monte etun "je ne sais quoi" la même sensation que ma précédente prise de sang, je sens ma tête ce vider de tout, "Ayé ça recommence " je me dit, et après c'est le trou noir... Quand je me réveille je suis allongé sur 2 chaises, une infirmière me tient les jambes en l'air et un mec costaud me baffe méchament la tronche, j'ai vraiment mal au joue, le type me dit alors "T'es partie loin". Un petit repos dans la chambre en face bien au frais me remet en "état", je peux profiter ensuite de la collation et récupérer des forces. Moralité de l'histoire : La peur de l'aiguille n'est que foutaise, y aller entre potes promet un moment de déconnade, j'ai pas arrêté de faire des grimaces quand des mecs passaient dans le couloir (les pauvres) et on ce sent un peu moins con quand on se couche, une superbe journée... Cathy, le 9/10/03: bonjour j ai lu le message de marc, cela m' a beaucoup touché car mon frere Francis est décédé de cette saleté de maladie, il y a 5 mois, agé de 32 ans.j étais compatible pour lui et nous avons fait la greffe de moelle,tous nos espoirs étaient dans cet acte.mais des complications d infections et d intolerances à des médicaments ont fait qu il n est plus parmi nous.j ai une frustration profonde ,,je pensais le sauver .j aimerai pouvoir communiquer avec des personnes ayant vecu ce drame,difficile de trouver un site. De la part de Marc : 20/06/2002 : Marc se bagarre contre la leucémie. Voici son message, Merci à lui.(23/03/2003 : Marc est décédé à l'âge de 33 ans) C'est très bien de faire la promotion du don du sang, je vous en félicite. Une personne a écrit dans un journal qu'elle avait résolu le problème du sang contaminé : elle ne donnait plus de sang. Quelle absurdité ! Moi-même, j'étais donneur de sang depuis l'âge de 18 ans. J'essayais de donner au moins 3 fois par an. Puis on m'a proposé de donner des plaquettes, et ainsi j'alternais le don de sang et celui de plaquettes. Lors de mon dernier don de plaquettes, il s'est avéré qu'elles étaient en nombre à peine suffisant pour un don. J'ai pris contact avec mon médecin, qui m'a finalement dirigé vers un hématologue. Bilan : leucémie. Pas évident à 30 ans de se dire qu'on a le cancer. Et l'enfer a commencé. Il y a eu 4 chimios, puis des irradiations, encore une chimio et enfin une autogreffe de moelle osseuse. J'ai passé au total 4 mois à l'hôpital, dont 3 mois en chambre stérile, avec toutes les contraintes que cela représente. Et moi qui étais fier d'être donneur de sang, je me suis retrouvé de l'autre côté de la barrière, à recevoir du sang et des plaquettes d'inconnus. Et là, on ne se pose pas de question sur l'origine des donneurs. C'est vrai, après tout, de qui reçoit-on cet élément de vie ? Il s'agit peut-être de quelqu'un qu'on n'aurait pas apprécié si on l'avait croisé dans la rue, ou quelqu'un d'origine étrangère, ou au contraire, quelqu'un "de bien", un voisin, un proche,... Certains qui prônent l'intolérance, la xénophobie,... feraient bien d'y réfléchir un instant. Un an après ma greffe, j'ai appris qu'il y avait de nouveau de mauvaises cellules dans le sang. Et l'enfer a recommencé. Aujourd'hui, je vous écris de ma chambre d'hôpital. Si tout va bien, je sors demain, retrouver l'air frais, la liberté, la nourriture normale, bref, la vie. Depuis 1 an que les traitements ont repris, j'en suis à ma 7ème chimio, ce qui fait 12 depuis un peu plus de 3 ans. Je ne compte pas le nombre de poches de sang et de plaquettes qui m'ont été transfusées. Je sais que j'en ai reçu bien plus que je n'en ai donné. Sans tous ces bénévoles, je ne serais probablement plus de ce monde. J'espère qu'un jour, tout ceci prendra fin. Le dernier traitement semble enfin avoir donné des résultats encourageants. Je ne sais pas ce qui m'attend dans les mois à venir. Quoi qu'il en soit, les médecins aimeraient bien trouver un donneur de moelle osseuse (à ne pas confondre avec la moelle épinière !) pour une greffe. Je suis sur liste d'attente depuis plus d'un an. Mais ceci est un autre combat, et là aussi, il faut convaincre les gens de s'inscrire sur le fichier, ce qui n'est pas une mince affaire. La voisine de RAMBO : Devant à un centre commercial, il y'avait une collecte de don du sang. On s'est retrouvé à quatre personnes, trois femmes et un "jeune Rambo", qui blaguait et racontait des histoires "à la Rambo". Conclusion: l'infirmier venait juste de le piquer, et Rambo a tourné de l'œil. COORKY : Un jour où je donnais mon sang, j'etais accompagné d'un ami, un peu fatigué par mes cours, je me lève une fois le don fini... ... et d'un coup, l'image est devenue toute noire, plus de son, je suis tombé dans les pommes.
MARIE : Août 1997, je viens d'avoir 18 ans, je peux enfin donner mon sang. Je m'y rends sans crainte. Tout se passe pour le mieux jusqu'au moment où je ne me sens pas bien du tout, mais vraiment pas bien du tout. L'infirmière est obligée d'arréter le prélèvement. Après un lapse de temps -je serais incapable de vous dire combien de temps- je me remets moyennement. Je suis un peu déçue n'ayant pas rempli une poche entière, je suis rassurée de savoir que c'est suffisant pour un enfant. Je repars du centre avec un ami, mais dans la rue, je recommence à m'évanouir. On me ramene au centre, j'attends d'être vraiment bien pour repartir. Depuis, je donne uniquement mes plaquettes car il s'est avéré que j'étais un peu anémiée, et tout c'est toujours très bien passé. Enfin bref, comme quoi il n'y a aucune excuse pour ne pas donner... |